
Les émissions
Accéder directement la playlist de la dernière émission (LPB646)
Qu'est-ce qu'on écoutera dans 10 ans ? Et dans 100 ans ?
Pourquoi ne se pose-t-on jamais la question ?
Il est incroyable que tout le monde se foute de ce que les prochaines
décennies réservent à nos oreilles. Et à
nos âmes.
Alors que les bacs des disquaires débordent de compilations,
rééditions, best of et autres remix,
pourquoi n'existe-t-il pas de science-fiction musicale ?
En littérature, la SF est devenue un genre à part entière, riche et respecté, l'architecture a ses visionnaires, la médecine ses chercheurs, la restauration sa nouvelle cuisine et l'image est virtuelle.
Pourquoi l'audio, pourtant gros consommateur de nouvelles technologies,
n'a-t-il pas ses futuristes ?
Faillite de la créativité ou terrorisme marketing
?
En fait, partout sur la planète, des musiciens cherchent le
swing de demain. D'Australie au Moyen Orient, du Canada aux pays de
l'Est, des artistes dessinent de nouvelles perspectives, inventent le
swing du troisième millénaire.
Ils sont partout. En Laponie comme à Paris, à Tokyo comme
à Rio. Oui, oui, même dans les pays les moins novateurs,
à force de recherche, on débusque des artistes futuristes,
des créateurs qui se projettent dans l'avenir, à la recherche
de nouveaux sons, de nouvelles attitudes.
Jusqu'à présent, ces musiciens étaient résolument
tenus à l'écart des médias.
Ils trouvent aujourd'hui leur espace sur La Planète Bleue.
Décontractée de l'actualité, loin des turpitudes
du marketing, La Planète Bleue vous convie dans une faille du
continuum spatio-temporel, là où les époques se
télescopent, là où se mixent les géographies.
Des vibrations ancestrales de la peau des tam-tams jusqu'aux frémissements
informatiques de la science-fiction, c'est une balade aux coins du globe,
un long travelling sonore, un tour du jour en 80 mondes, un bond dans
l'espace et un voyage dans le temps.
Aventures musicales et planète sans frontières. Demain,
le son.
Tam-tam et computer, du sable et du silicium.
La Planète Bleue est une série d'émissions radio
d'un type totalement nouveau : les "films audio"
(60 minutes hebdo, multi-diffusion).
Un "film audio" est une émission musicale peu intervenante
(speaks rares et limités à quelques minutes) mais avec
un fort contenu sonore, suggestif, riche en imaginaire.
La couleur générale est mondiale et futuriste.
Il s'agit d'un travail sur les paysages sonores. Celui d'un architecte
digital, un urbaniste numérique. Une peinture stéréophonique,
comme une jungle vidéo qui mettrait tellement l'accent sur sa
bande son qu'elle en viendrait à faire l'économie du tube
cathodique.
Une bande de données ludique, un labyrinthe acoustique, un conglomérat
d'espace-temps qui va doucement exploser les transistors.
Car, que l'on ne s'y trompe pas, La Planète Bleue n'est pas un
"programme difficile" :
le "film audio" fait swinguer, parfois le corps, souvent l'âme,
l'imaginaire toujours.
On y entend les chutes du Niagara derrière un tapis funk contemporain.
On y entend palpiter le coeur de la grande forêt au beau milieu
d'un entrelacs de computers.
On y entend le souffle du didgeridoo entre deux hoquets cybernétiques.
On y entend les bruissements de la ville, le feulement du désert.
Le concept permet d'exploiter une mine de sons, d'habitude laissés-pour-compte
:
bruitages, climats, ambiances, matières sonores — au sens
noble du terme.
Ces sons ne sont pas collés comme des post-it entre deux disques,
mais installés par de longs mixages qui les font évoluer
- comme un travelling sonore.
Pour information : le standard du mixage radio, aujourd'hui, c'est le
cut. Les mixages les plus longs ne dépassent pas 0,5 seconde.
Sur La Planète Bleue, les mixages durent souvent plusieurs minutes.
La réalisation, exceptionnellement sophistiquée pour
une émission de radio, est plus proche du cinéma que de
la FM.
L'émission est produite en tout numérique, sur station
Pro Tools.
Les morceaux sont parfois raccourcis, souvent retaillés, sculptés.
Des inserts ethniques alimentent le croisement "primitif - futuriste".
Un habillage spécifique, très élaboré, est
développé pour ce programme. (Le générique
de fin est un son de pluie tropicale, enregistré en stéréo
numérique à Hawaii, après le passage d'un grain).
Réfractaire au marketing et aux impératifs des maisons
de disques, La Planète Bleue affiche une vision éditoriale
résolument innovante.
Chaque émission comporte 6 à 7 interventions parlées
(une à trois minutes). Les thèmes abordés sont
très larges, extrêmement ouverts : ils vont des nouveaux
objets aux nouvelles mentalités. Ou, disons plutôt, des
prochains objets aux prochaines mentalités. Le concept fédérateur,
c'est le futur. Il est donc question, notamment, d'écologie,
de technologies spatiales, de recherche scientifique, de politique...
Et ce, évidemment, aux coins du globe.
Le concept même de La Planète Bleue offre un mode d'emploi
particulièrement souple à l'auditeur. Chacun trouve dans
"le film audio" ce qu'il veut y trouver - ou ce que sa disponibilité
lui permet de trouver :
la bande de copains prend un pot avec le programme en fond sonore,
le musicologue débranche son téléphone avant le
début du programme,
l'étudiant grave des CD et la ménagère s'offre
un courant d'air sans poussière.
On l'aura compris, il s'agit de ré-enchanter la radio.
Après l'ère cybernétique, voici
l'heure cyber-ethnique.
Mondiale et futuriste, c'est La Planète Bleue.
Bienvenue sur la Terre.
La Planète Bleue
samedi à 18h00 redffusion le dimanche à 12h00
sur Couleur 3 en FM en Suisse,
par satellite sur toute l'Europe jusqu'au Nord de l'Afrique,
et dans le monde entier sur Internet : http://www.laplanetebleue.com
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