La Planète Bleue volume 6
| SYNNØVE ROGNLIEN Kalk |
NORVÈGE |
| RONE Spanish Breakfast |
FRANCE |
| YAS Azza |
LIBAN |
| FUJIYA & MIYAGI Ankle Injuries |
UK |
| ORKA Fjollini Standa Uti |
ILES FÉROÉ |
| OREKA TX Dzuüd |
PAYS BASQUE / MONGOLIE |
| DANIEL LANOIS Telco |
CANADA |
| SKY76 Earthfield |
SUISSE |
| DEADBEAT Organ in the attic sings the blues |
CANADA |
| DÉSERT REBEL Yangogo – Iksenadou Oussouf Bastickné Tarha |
NIGER |
| KASBAH ROCKERS Rassoul Al Houda |
MAROC / ALGÉRIE / SUISSE / E.-U. |
J'ai longtemps cru que Pat Jabbar était marocain. Pat m'envoie des CD passablement arabes depuis 15 ou 20 ans, une demi-éternité dans le monde du disque : Aisha Kandisha's Jarring Effects, Ahlam, Oujda - Casablanca Introspections, Hamid Baroudi, Amïra Saqati, Argan, Mara & Jalal, Dar Beida 04, Maghrebika et j'en oublie. Si le nom de la formation évolue au gré de chaque disque, en fonction de sa géométrie variable, le maillon commun reste Pat Jabbar, producteur, programmeur, arrangeur, mixeur et âme de tous ces groupes. En fait, Pat est suisse… mais il est tombé dans les musiques maghrébines quand il était petit. Etudiant, il monte avec deux potes marocains un premier groupe qui va faire du bruit, de Casablanca à New York, de Berlin à Paris : Aisha Kandisha's Jarring Effects. Pat Jabbar monte son propre label, Barraka. Cette avant-garde marocaine quasi-clandestine, une transe primitive / futuriste enregistrée entre Marrakech et Bâle, est strictement introuvable au Maroc, peu distribuée en Europe, mais se vend aux Etats-Unis. Bientôt, Bernie Worrell (le clavier des Parliament, Funkadelic et Talking Heads) rejoint la bande. Et Hollywood commence à sérieusement s'intéresser à cette drôle de musique qui télescope les époques. Ridley Scott et George Clooney, notamment, choisissent ces atmosphères sonores qui projettent les traditions arabes millénaires dans le futur. |
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| MARI BOINE + MUNGOLIAN JET SET It Ain t Necessarily Evil |
LAPONIE |
| JON HOPKINS A Drifting Down |
UK |
| JON HASSELL Blue Period |
CALIFORNIE |
![]() Avant Bilal, le futur était invariablement lisse, propre, légèrement bleuté, voire immaculé, comme dans 2001 : l'Odyssée de l'espace de Kubrick et Clarke (1968). Avant Bilal, le futur était futuriste. Enki Bilal a inventé un avenir vieillissant, craquelé, gangrené, tordu, rouillé, intensément sale, réaliste, suintant, déliquescent, flétri. Bilal greffe de l'âge au temps. Il réintègre l'anticipation dans un continuum. Une vision dont se sont amplement inspirés de nombreux réalisateurs, notamment Ridley Scott pour élaborer les décors de Blade Runner (1982), Terry Guilliam pour L'armée des 12 singes (1995), Luc Besson pour Le Cinquième Elément (1997). |
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